Un investissement sur mesure commence par la somme dont vous disposez
Investir sur mesure, c’est répondre à une somme précise : mille euros et cent mille euros n’appellent pas les mêmes placements. Le curseur ci-dessus donne la trajectoire, ce qui suit donne la répartition.
Avec 1 000 €, la question n’est pas le rendement : c’est de ne pas bloquer l’argent. Un livret réglementé suffit, le temps de constituer une réserve. À partir de 5 000 €, une deuxième enveloppe devient utile : assurance vie ou plan d’épargne en actions, selon l’horizon. À 20 000 €, laisser dormir le surplus sur un livret coûte chaque année la différence entre son taux et l’inflation. Au-delà de 100 000 €, la répartition compte davantage que le choix d’un support : c’est elle qui décide du risque réellement pris.
Le mètre étalon reste le même à tous les niveaux : trois mois de dépenses de côté d’abord, le reste réparti entre un socle sans surprise et une part qui travaille sur la durée.
La somme change toutLes taux qui décident du rendement de votre épargne aujourd’hui
Relevés deux fois par jour. Ce sont eux qui font bouger les livrets, les crédits et les fonds euros.
Le taux de dépôt de la banque centrale fixe le prix de l’argent à court terme : il se répercute sur les livrets bancaires, les comptes à terme et, avec du retard, sur les fonds euros. L’emprunt d’État à dix ans sert de repère aux crédits immobiliers et aux obligations. L’inflation, elle, décide de ce que votre épargne vaut réellement : un livret à 1,70 % face à une hausse des prix de 2 % fait perdre du pouvoir d’achat, même si le solde augmente. C’est le rendement réel qu’il faut regarder, pas le taux affiché.
La répartition sur mesure : réserve, socle, moteur
- 1La réserve, avant tout le reste
Trois mois de dépenses courantes, disponibles sous 48 heures, sur un livret réglementé. Six mois si vos revenus sont irréguliers, neuf si vous êtes indépendant. Cette part ne cherche pas le rendement : elle évite de vendre un placement au mauvais moment parce que la chaudière a lâché. Tant qu’elle n’est pas constituée, aucun autre placement n’a de sens.
- 2Le socle, pour la stabilité
Ce qui ne bouge pas beaucoup et reste accessible : fonds euros d’une assurance vie, comptes à terme, parfois un plan d’épargne retraite si votre tranche d’imposition rend la déduction intéressante. Trente à cinquante pour cent du reste selon l’horizon, davantage si l’échéance est proche.
- 3Le moteur, pour la durée
La part qui accepte de baisser pour rapporter davantage sur dix ou vingt ans : actions via un plan d’épargne en actions, parts de sociétés immobilières, immobilier locatif. Plus l’horizon est long, plus cette tranche peut être grosse. À moins de trois ans, elle n’a rien à faire là.
La réserve d’abordSimuler son placement sur mesure avec ses propres chiffres
Neuf outils qui tournent dans le navigateur : rien n’est envoyé, rien n’est enregistré.
Ce que vos versements deviennent
Votre capital de départ, vos versements, votre horizon : la courbe et la répartition proposée.
Calculatrice d’intérêts composés
Ce que les intérêts rapportent sur les intérêts, année par année.
Rendement net et rendement réel
Du brut au net d’impôt, puis au réel après inflation.
Combien garder de côté
Vos dépenses du mois donnent votre réserve de sécurité, et où la poser.
Combien pour 1 000 € par mois
Le capital nécessaire pour la rente que vous visez, et l’effort mensuel pour y arriver.
Rentabilité locative
Brute, nette, nette-nette, et le cash-flow mensuel réel.
Un simulateur ne remplace pas une décision, mais il rend les ordres de grandeur visibles. Deux cent cinquante euros par mois pendant vingt ans à 6 %, ce sont 60 000 € versés et près de 115 000 € à l’arrivée : la moitié du capital vient des intérêts, et cette moitié-là dépend surtout du temps. Un loyer de 650 € sur un bien à 150 000 € frais inclus donne 4,4 % brut, mais 3,3 % une fois les charges payées — et un cash-flow négatif si la mensualité de crédit dépasse 450 €.
Vos chiffres, pas des moyennesChaque simulateur affiche sa formule en clair sous le résultat : vous pouvez refaire le calcul à la main. Aucune donnée n’est envoyée nulle part — tout se calcule dans votre navigateur, et rien n’est conservé quand vous fermez la page.
Investir selon son âge : ce qui change à 20, 40 et 60 ans
L’horizon compte plus que l’âgeÀ vingt ans, le montant importe peu : c’est la régularité qui construit le capital, parce qu’il reste quarante ans devant. À trente ou quarante ans, l’apport d’un achat immobilier entre en concurrence avec le reste, et la tranche d’imposition commence à peser dans le choix des enveloppes. À cinquante, l’horizon se raccourcit sans disparaître : on ne vend pas tout, on réduit progressivement la part qui peut baisser. À soixante et au-delà, la question devient la transmission et le revenu régulier, pas la performance.
Mais l’âge n’est qu’un raccourci. Ce qui décide vraiment, c’est la date à laquelle vous aurez besoin de l’argent et la stabilité de vos revenus. Un indépendant de trente ans a souvent besoin de plus de réserve qu’un salarié de cinquante.
Les huit placements à connaître avant de choisir
Un placement sans risque garantit le capital, jamais le pouvoir d’achat. Une assurance vie n’est pas bloquée huit ans : c’est sa fiscalité qui s’améliore à cette date. Un plan d’épargne retraite déduit vos versements du revenu imposable, mais bloque l’argent jusqu’à la retraite. Un ETF mondial suit environ 1 400 entreprises dont près de 70 % d’américaines. Une part de société immobilière rapporte des revenus fonciers, imposés comme tels. Chaque terrain a sa contrepartie : elle est écrite sur chacune de ces pages, chiffres à l’appui.
Votre plan, écrit avec vos chiffres
Les simulateurs du site calculent ; ils ne décident pas à votre place. Si vous voulez qu'on regarde votre situation dans son ensemble — la somme, l'âge, l'horizon, ce qui est déjà placé, l'impôt que vous payez — remplissez la fiche : vous recevez sous 48 heures un document qui pose votre répartition, l'ordre dans lequel ouvrir les enveloppes, et les deux ou trois erreurs qui vous concernent vraiment.

Taux, plafonds et règles fiscales : ce qui a bougé
Les taux des livrets réglementés sont révisés deux fois par an, au 1er février et au 1er août. Les plafonds, eux, bougent rarement : celui du livret A n’a pas changé depuis 2013. Côté fiscalité, les abattements d’assurance vie et de succession sont stables depuis plusieurs années, ce qui rend les calculs de transmission plus prévisibles qu’on ne le croit. Les nouveautés qui comptent vraiment se comptent sur les doigts d’une main par an — les autres relèvent de l’annonce.
Investir sur mesure : les six arbitrages tranchés par un chiffre
| La question | La réponse courte | Le chiffre qui tranche |
|---|---|---|
| Rembourser par anticipation ou placer ? | Comparez le taux du crédit au rendement net espéré | Un crédit à 3,5 % équivaut à un placement net de 3,5 %, garanti |
| Livret A plein, où mettre la suite ? | LDDS puis LEP si vous y avez droit, sinon assurance vie | 34 950 € de plafond cumulé livret A + LDDS |
| PEA ou assurance vie ? | PEA pour les actions et la durée, assurance vie pour la souplesse et la transmission | Exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans (PEA), 8 ans (assurance vie) |
| Acheter sa résidence principale ou investir ? | Ni l’un ni l’autre sans réserve constituée | 3 mois de dépenses avant tout engagement |
| PER : à partir de quelle tranche ? | À 30 % de tranche marginale, la déduction commence à peser | 100 € versés coûtent 70 € réels à 30 % |
| Combien pour 1 000 € par mois de revenus ? | Le capital dépend entièrement du taux de retrait retenu | 300 000 € à 4 %, 400 000 € à 3 % |
Chacun de ces arbitrages se tranche avec un chiffre, pas avec une intuition. Rembourser un crédit à 3,5 % revient exactement à placer la même somme à 3,5 % net et sans risque : peu de placements garantis font mieux aujourd’hui, donc le remboursement gagne — sauf si la réserve de sécurité n’est pas constituée, auquel cas elle passe avant tout. Le même raisonnement vaut pour le choix entre PEA et assurance vie : ce n’est pas le rendement qui départage les deux enveloppes, mais la durée pendant laquelle l’argent restera investi et ce que vous voulez pouvoir en faire au moment de le transmettre.
Les huit guides de référence, barèmes 2026 à l’appui
Chaque terrain a sa page, tenue à jour avec les plafonds et les taux en vigueur. C’est là que se trouvent les calculs détaillés.
